Trucs et Astuces

CAP Pâtissier en candidat libre – La préparation

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Un coup de folie

Tout a commencé vers le mois de juin 2018 quand @gabriellaboiteasucre_lmp6 (finaliste du meilleur pâtissier, saison 6) parle de son expérience du CAP pâtisserie en candidate libre sur Instagram. Au même moment je découvre pas mal de filles, toujours sur Instagram, qui se sont lancées dans l’aventure. A ce moment, je me suis dit “Et pourquoi pas moi ?” puis je me lance le défis de le passer en 2020. Arrive alors le mois d’octobre. Un soir après le travail, je vais sur le site de l’académie et en 3 clics j’étais inscrite pour 2019. Personne ne saura jamais ce qu’il s’est passé dans mon cerveau à ce moment-là, pas même moi. C’est donc le 31 octobre 2018 à 17h53 que tout a vraiment commencé.

L’inscription

Les démarches pour l’inscription sont relativement simples. Cela se passe en ligne sur le site de l’académie dont on dépend. Puis on reçoit un courrier nous demandant de fournir certains documents en quelques jours. De mémoire, il fallait une copie de la carte d’identité, du diplôme du bac et de la journée d’appel. J’ai tout renvoyé en recommandé avec accusé de réception. Non je n’ai pas tellement confiance en La Poste ni en l’administration. J’ai par la suite reçu par mail, une confirmation d’inscription ainsi que le nom de mon établissement. Puis, un long, très long moment plus tard, j’ai reçu ma convocation, une liste de matériel et les trois thèmes de décoration possible.

Mes supports de formation

Une fois la machine enclenchée, j’ai fait des recherches sur le programme, les choses à savoir faire et comment s’organiser. A ce moment, je pensais maîtriser à peu près tout le programme, sauf les viennoiseries et la brioche. J’ai commencé par m’orienter vers le livre de Michel et Augustin “Passe ton CAP Pâtissier avec Michel et Augustin” qui retrace très bien toutes les choses à savoir faire pour passer le CAP sereinement et qui a l’avantage d’être super ludique.

Ensuite, je ne me souviens pas d’où est venue cette idée mais j’ai cherché des groupes Facebook d’entraide. Après plusieurs essais, le seul qui me convenait réellement était celui de Fernando Maria. Fernando est prof pour la formation dispensée par Michel et Augustin, et dispose de sa propre formation. Son groupe Facebook est vraiment vivant et bienveillant. Tout le monde est disponible pour répondre aux questions et remonter le moral de ceux qui ont des moments de faiblesse. Enfin, j’ai complété tout ça avec l’e-book de pâtissier-libre qui est super complet et dont le rapport qualité/prix est au top.

Le début des entraînements

J’ai réellement commencé les entraînements pratiques début/mi Novembre en prenant en cours de route le programme de Fernando Maria. C’était assez chargé avec 4 entraînements par semaine que je faisais le soir après le travail. Le programme est assez bien fait, la cadence augmente progressivement si on le suit dès le début. Il permet de se tester sur tous les points du programme du CAP dès les premiers entraînements. On peut ainsi éviter de perdre du temps sur les choses que l’on maîtrise mieux.

Le week-end je travaillais un peu la théorie, sans avancer très vite. A ce moment, j’avais pris pas mal d’avance sur le blog. J’arrivais plutôt bien à concilier travail, blog et entraînements pour le plus grand bonheur de mes collègues et de mes proches.

Et le début des galères

Mais cela se complique au mois de janvier, les doutes commencent à s’installer. J’ai de moins en moins de temps pour réviser. Je fatigue et surtout j’ai l’impression de régresser. Ce petit passage à vide me fait envisager l’idée d’abandonner et de recommencer pour 2020. je ne me sens pas prête du tout. C’est là que l’entourage et le groupe Facebook sont indispensables, un soutiens sans failles qui permet de reprendre ses esprits.

En faisant le point sur ce que j’ai acquis, je me rends compte que la pâte à choux est vraiment une bête noire. Je n’arriverai pas à la dompter seule. Je décide de participer à un atelier de 3h sur ce thème chez Le Chef en Box qui vient tout juste d’ouvrir son atelier. C’était vraiment génial, Anaïs et Anthony sont de très bon profs. Ils ont su s’adapter à mon cas et me guider au mieux. Je ne pouvais pas rêver mieux et reprends alors confiance.

Je reprends confiance

Je me fais un programme d’entraînements plus léger et fais également appel à un pâtissier de ma famille. Il me montre les derniers détails comme les viennoiseries et la pâte brisée que je ne maîtrise pas encore à 100%. La convocation tombe enfin, il n’est plus possible de reculer. J’enchaîne les victoires dans mes entraînements, je ne loupe plus la pâte à choux, mes viennoiseries sont feuilletées et j’arrive à travailler la pâte brisée correctement.

Le budget

 

Mais alors, tous ces entraînements ça coûte cher non ? Oh que oui ! Un sacré budget ! L’inscription à l’examen est gratuite mais il faut prévoir un budget matériel pour s’équiper correctement, plus professionnellement, un budget matières premières et un budget formation. Pour le matériel, j’avais la chance d’avoir déjà un robot qui fonctionnait très très bien. Mon mini-four de l’époque, récupéré de ma grand-mère, n’était pas du tout suffisant. Donc je me suis faite offrir un four pour mon anniversaire (si vous avez lu mon article sur le matériel de pâtisserie vous savez que j’adore la technique de l’anniversaire pour s’équiper sans dépenser).

Ensuite pour l’achat de tout le petit matériel, mallette de transport (50€) et tenue (100€) comprise, je pense m’en être sortie pour un total de 500€. Au niveau formation j’ai dépensé environ 170€. La plus grosse dépense est certainement celle des matières premières. Le plus cher, ce sont les œufs, j’en utilisais entre 8 et 18 par semaine. En tout, la matière première de supermarché (œuf, lait, farine, sucre, …) me revenait à 120€ par mois. A cela, il faut ajouter la matière première spécifique (chocolat, fondant, glucose, …) qui m’est revenu à environ 250€. Au total, sur 7 mois, toutes dépenses confondues, j’ai dépensé plus de 1700€.

Une astuce bien utile

Pour tenter de rentabiliser un peu toutes ces dépenses et surtout éviter l’overdose de sucre ou la prise de poids excessive; il m’arrivait régulièrement de revendre mes productions au prix d’achat des matières premières. Ce qui donnait environ 8€ pour un entremet, 6€ pour une tarte, 1€ la pièce de pâte à choux et 35cts la viennoiserie. Ces prix peuvent vous paraître très faibles mais il ne prennent pas en compte le temps de fabrication, le salaire du pâtissier ou d’autres charges dues au local. Pour cela, il faudrait multiplier par 3 les prix annoncés.

A suivre 🙂

Et pour savoir comment s’est terminée cette aventure, rendez-vous sur le deuxième article : CAP Pâtissier en candidat libre – Les épreuves.

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