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La meilleure recette de crêpes : j’ai testé tous les secrets

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Il y a quelques semaines c’était la chandeleur. Et pour l’occasion, les recettes de crêpes ont coulées à flot sur les réseaux sociaux avec chacune son “secret” pour la meilleure recette de crêpes du monde. Alors à force de voir les petits secrets de tout le monde, j’ai voulu tout tester et c’est ainsi qu’est née la battle de crêpes.

J’ai testé 11 recettes de crêpes différentes que j’ai comparées pour savoir si la bière avait un réel impact, si le repos était nécessaire, si le mixeur changeait la texture de la pâte, etc. Alors voici mes 11 recettes différentes :

Pâtes à crêpes faites au fouet

  •  Crêpes à la bière sans repos
  • Crêpes à la bière avec 2h de repos
  • Crêpes natures avec 2h de repos
  • Crêpes au rhum avec 2h de repos
  • Crêpes natures, sans repos, cuisson à la poêle
  • Crêpes natures, sans repos, cuisson à la bilig

Pâtes à crêpes faites au mixeur

  • Pâte à crêpes nature
  • Pâte à crêpes au sucre
  • Pâte à crêpes au beurre
  • Pâte à crêpes avec beurre et sucre, cuisson à la poêle
  • Pâte à crêpes avec beurre et sucre, cuisson à la bilig

Est-ce que la cuisson à la poêle ou à la bilig change quelque chose ?

J’ai eu une bilig en cadeau à Noël dernier et depuis je ne jure que plus que par elle pour cuire les crêpes. Mais est-ce qu’il y a vraiment une grosse différence ? Voici mon analyse, libre à vous de choisir ce que vous préférez maintenant.

 

La poêle

♥ Les crêpes sont plus petites, on peut en faire et donc en manger plus.

♥ Les crêpes sont plus épaisses et bien moelleuses

La bilig

♥ Pas besoin de la porter, on ne se fatigue pas le poignet même au bout de la 30ème crêpe !

♥ La surface de cuisson reste très chaude et les crêpes cuisent plus vite.

♥ Quand on prend le coup de main on arrive à faire des crêpes très fines.

♥ Les crêpes sont vraiment bien plus grandes et donc on en mange moins (sauf si votre poêle fait 35cm de diamètre).

Quelle importance de mettre du sucre ou du beurre dans la pâte ?

J’ai toujours eu l’habitude de mettre du sucre et du beurre directement dans la pâte quand je prévois de manger mes crêpes en dessert ou au goûter. Mais je n’ai jamais pris le temps de comparer pour voir si ça apportait vraiment quelque chose et si ma recette habituelle était vraiment la meilleure recette de crêpes.

Au niveau du goût effectivement si on aime manger les crêpes nature, sans ajouter de garniture, le sucre dans la pâte est le bienvenu sinon c’est assez fade.

Pour la cuisson, la pâte sans sucre et sans beurre est vraiment pâle, on croirait presque qu’elle n’est pas cuite. Dans tous les cas, même si la pâte contient du beurre, l’utilisation du beurre à la cuisson est indispensable pour une belle coloration et le bon goût de beurre agréable en bouche. 

Et le repos dans tout ça ? Qu'est ce que ça apporte ?

On entend tout le temps dire qu’il faut laisser la pâte reposer avant de cuire les crêpes et que ça serait LE secret pour la meilleure recette de crêpes. Mais pourquoi ? Dans quels cas ? Et bien j’ai fait le test là dessus aussi !

 

Repos

♥ Lorsqu’on met de la bière dans la pâte, le repos devient indispensable pour laisser à la levure le temps de faire gonfler le gluten présent dans la farine. La pâte est plus fluide, les crêpes plus fines, la texture des crêpes est vraiment remarquable, elles ont comme des petits trous, elles sont vraiment aériennes. Niveau texture c’est mon coup de coeur.

Sans repos

♥ Une pâte classique n’a pas besoin de repos. Chimiquement, il ne se passe rien de plus lorsque la pâte repose. Au niveau de la texture, de la cuisson et du goût, il ne se passe rien non plus donc autant passer à la cuisson directement.

Mixeur ou fouet pour faire la pâte ?

J’ai entendu dire que le fait de faire la pâte au mixeur rendait les crêpes plus “élastiques”, plus “chewing-gum”. C’est d’ailleurs cette affirmation qui m’a faite bondir et qui a fait que j’ai voulu faire tous ces tests. Je fais mes crêpes indifférement au mixeur ou au fouet chez moi et je n’avais jamais remarqué ça. Alors c’est parti pour la comparaison.

Et bien la seule différence que j’ai pu voir c’est qu’en la faisant au fouet j’avais des grumeaux malgré la technique infaillible (qui ne l’est pas tant que ça finalement) qui est dans cette recette.

La texture de la pâte crue, la cuisson des crêpes, la dégustation, rien ! Aucune différence. Pas de crêpe “chewing-gum” à l’horizon. Alors n’hésitez plus et sortez vos mixeurs pour faire votre pâte à crêpe et éviter à coup sûr les grumeaux !

Certains mettent de l'alcool, d'autres non. J'ai testé !

A quoi peut bien servir l’alcool dans les crêpes ? Les deux alcools qui reviennent le plus souvent sont le rhum et la bière. J’ai donc testé les deux.

Le rhum

♥ L’alcool s’évapore à la cuisson, il n’y a pas de danger pour les enfants.

♥ Le rhum apporte un goût à la pâte à crêpes. Il faut donc aimer son goût. Personnellement je déteste ça et effectivement je n’ai même pas pu manger les crêpes qui avaient du rhum. Mon chéri lui, qui aime le rhum, a aimé les crêpes donc c’est vraiment en fonction des goûts.

La bière

♥ L’alcool s’évapore à la cuisson, il n’y a pas de danger pour les enfants.

♥ L’intérêt de la bière réside dans le repos de la pâte. Comme je l’ai dit plus haut, la texture est incomparable.

♥ La bière laisse un goût dans les crêpes, au même titre que le rhum. Pour moi, impossible de manger les crêpes à la bière mais pour mon chéri un régal ! A vous de voir selon vos goûts. Vous pouvez utiliser des bières plus ou moins fortes pour donner plus ou moins de goût.

Et donc, quelle est la meilleure recette de crêpes ?

Et bien je dirais que c’est selon vos goûts. Maintenant que vous savez quels mythes sont vrais et lesquels ne le sont pas, à vous de jouer.

♥ Si vous voulez une recette de pâte à crêpes classique sans prise de tête, je vous conseille la pâte au mixeur en y ajoutant du beurre et du sucre pour la gourmandise.

♥ Si vous voulez des crêpes avec une texture incomparable : la bière sera votre amie, la bilig aussi.

J’ai entendu dire, après tous ces tests, que remplacer une partie du lait par de l’eau gazeuse permettait de se rapprocher de la texture des crêpes à la bière mais sans le goût de la bière. Alors à tester pour la prochaine fois 😉

Take care 🙂

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Dictionnaire #1 : Les ingrédients

J’ai fait cette série d’articles “Dictionnaire” pour toutes les personnes qui se sentent perdues avec certains termes de mes articles. Je m’appuie sur un livre indispensable pour moi : Le lexique culinaire de l’école Ferrandi, que vous trouverez aux éditions hachette cuisine.

Ces dictionnaires vont être évolutifs au fur et à mesure du vocabulaire que j’utiliserai dans mes recettes et de vos interrogations. N’hésitez pas à me faire part des mots qui vous posent problème pour que je les ajoute au bon dictionnaire.

Dans ce premier dictionnaire, retrouvez tous les termes techniques dûs aux ingrédients que l’on utilise en pâtisserie.


◊ Arôme

Il existe des arômes naturels, issus directement des fruits ou des plantes, par un procédé chimique qui ne déteriore pas la senteur et le goût.

Il existe aussi des arômes artificiels, ou synthétiques. Ces arômes sont produits chimiquement en recomposant les molécules qui donnent le goût et l’odeur des fruits ou des plantes par exemple.

◊ Beurre pommade

Beurre mou qui a la consistance d’une pommade. Il y a deux manières d’obtenire cette texture. Vous pouvez sortir le beurre du frigo en avance et le laisser à température ambiante. Ou bien, le mettre au micro-ondes quelques secondes, sans le faire fondre.

◊ Cassonade

Forme de sucre roux, extrait de la canne à sucre. La cassonade a la même texture que le sucre blanc mais avec une couleur plus ambrée (roux ou brun). Elle a un goût de vanille et un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc.

◊ Chocolat de couverture

Le chocolat de couverture est un chocolat plus fluide que le chocolat pâtissier habituel. Sa fluidité vient de sa plus grande teneur en beurre de cacao. Il est utilisé pour les décors en chocolat notamment.

◊ Crème 30% MG

La crème à 30% de matière grasse est une crème fluide que l’on utilise pour faire de la chantilly. Le 30% de MG est très important. En dessous de ce seuil, la chantilly ne montera pas car la crème ne comportera pas assez de molécules de gras. Il existe aussi des crèmes à 35% de MG, souvent plus accessible aux professionnels, qui sont vraiment l’idéal pour faire une belle chantilly qui se tient bien.

◊ Essence

Autre type d’arôme, l’essence est la réduction d’un fruit une d’une plante. L’essence est naturelle contrairement à l’arôme qui peut aussi être artificiel. L’essence est obtenue par distillation d’un produit végétal.

◊ Extrait

L’extrait (de vanille par exemple) permet d’arômatiser une préparation. Il est plus concentré que les arômes. Sa concentration se rapproche de celle de l’essence mais son procédé est différent. L’extrait est obtenu par broyage et macération.

◊ Pralin / Praliné

Mélange de fruits secs caramélisés (souvent amandes et noisettes) puis réduits en poudre à l’aide d’un mixeur. Si l’on mixe encore plus longtemps, on obtient quelque chose de plus liquide, c’est le praliné.

◊ Vergeoise

Forme de sucre obtenu à partir de la betterave. La texture de la vergeoise est plus humide que le sucre blanc classique. Elle a un goût caramélisé et un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc.

◊ Zeste

Le zeste d’un agrume est la peau coloré. On l’utilise pour renforcer le goût de cet argume dans les gâteau. Elle donne un goût plus sucré que le jus qui est souvent très acide.

◊ Ziste

Le ziste d’un agrume est la peau blanche en dessous du zeste. Contrairement au zeste, elle a un goût très amer. Elle est très rarement utilisée, voire jamais dans les gâteau. On préfère utiliser le zeste en faisant attention à ne pas prélever le ziste.

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Que faire quand je n’ai pas tous les ingrédients d’une recette ?

Qui n’a jamais commencé une recette sans se rendre compte qu’il lui manquait un ingrédient ? Pour certaines recettes, il est possible de changer quelques trucs sans changer fondamentalement le goût ou la texture. Et sinon vous pouvez toujours faire des tests, qui sait, vous trouverez peut-être quelque chose de révolutionnaire 🙂

Dans les recettes de gâteaux moelleux type cupcake, muffins, vous pouvez quasiment à coup sûr faire les changements suivants. Idem pour les cookies et autres sablés.


Si vous n’avez pas de beurre

Remplacez par de l’huile neutre de préférence, mais l’huile de tournesol fonctionne aussi. Même l’huile d’olive peut faire l’affaire si vous n’avez pas peur du goût que ça peut apporter.

Vous pouvez même remplacer le beurre de la compote pour une recette allégée en matière grasse. Il existe même des recettes de gâteaux au chocolat avec des courgettes pour remplacer le beurre et le sucre !

 


Si vous n’avez pas d’huile

Vous pouvez la remplacer par du beurre fondu.


Si vous n’avez pas de poudre d’amandes

Vous pouvez la remplacer par de la poudre de noisettes ou de la farine. Cette astuce est valable pour les recettes de gâteaux moelleux type cakes et cupcakes. Ne remplacez pas la poudre d’amandes dans des macarons par exemple.


Si vous n’avez pas de levure chimique

Vous pouvez monter les blancs en neige. Une deuxième technique permet d’obtenir un gâteau bien gonflé c’est de fouetter les oeufs et le sucre à vitesse maximale pour faire doubler de volume le mélange et obtenir quelque chose de très mousseux. Un sachet de levure chimique peut aussi être remplacée par une cuillère à café de bicarbonate de soude.

Pour les cookies ou autre biscuits sablés, ne remplacez pas la levure, supprimez-la. Elle n’a souvent pas un intérêt majeur.


Si vous n’avez pas assez de farine

Vous pouvez remplacer une partie de la farine par de la poudre d’amandes, de la poudre de noisettes ou même du cacao en poudre pour changer le goût du gâteau.

 

 

 

 

 


Si vous n’avez pas le bon sucre

Remplacez-le par un autre sucre. Il existe plusieurs types de sucre, roux, cassonade, vergeoise. Ils sont tous interchangeables, en sachant que les sucres cassonade et vergeoise ont un pouvoir sucrant plus fort que le sucre blanc classique. Il faut donc mettre environ 10% de moins de sucre cassonade ou de vergeoise que de sucre blanc.

Have fun 😉

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Conversion de quantités

Si vous trouvez une recette pour 6 personnes mais que vous n’êtes que 4 à la maison, vous faites comment ? Voici un tableau qui vous permet de faire la conversion facilement. Suivez ce lien : Tableau de conversion de quantités, dans l’onglet Nombre de personnes. Puis modifiez les cases vertes à votre guise.


Imaginez, vous vous lancez dans une recette qui nécessite 200g de farine mais vous n’en avez que 170g. Vous faites quoi ? Vous abandonnez et cherchez une autre recette ? Avec ce tableau vous pouvez re-calculer toutes vos quantités et faire quand même la recette. Suivez ce lien : Tableau de conversion de quantités, dans l’onglet Modifier les quantités, et remplissez les cases vertes pour obtenir la bonne quantité pour chaque ingrédient de la recette.

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Que faire quand je n’ai pas de balance ?

Après un sondage sur Instagram, je me suis rendue compte que vous étiez nombreux à ne pas avoir de balance chez vous. Mais pas de panique c’est tout à fait possible de faire des gâteaux quand même. Quand j’ai commencé la pâtisserie, je n’avais pas non plus de balance, je faisais avec un verre doseur ou un peu à l’oeil grâce aux quantités inscrites sur les paquets. Je vais vous donner ici quelques astuces pour vous en sortir si vous n’avez ni l’un ni l’autre. Il ne vous restera plus qu’à faire un peu de maths pour calculer les bonnes quantités pour votre recette.

Tous les tableurs de cet artcile sont là pour vous aider à calculer certaines quantités dont vous avez besoin. Seules les cases vertes ont besoin d’être modifiées.

L’artcile pourra être amené à évoluer en fonction de vos besoins alors n’hésitez pas à me faire vos retours en commentaire ou par mail.


Pour le beurre

La plupart des plaquettes de beurre contiennent des marquages sur l’emballage qui vous permet de compter de 25g en 25g. Utilisez ces marquages pour vous aider, c’est quand même assez fiable. Il vous suffit alors de diviser la quantité de beurre nécessaire par 25 pour avoir le nombre de portions dont vous avez besoin.

Voici un tableau qui peut vous être utile pour votre calcul. Utilisez-le à bon escient grâce à ce lien : Tableau de calcul de quantité de beurre, dans l’onglet Quantité de beurre. Il ne vous reste qu’à remplir les cases vertes avec vos données.


Pour le chocolat

Si vous utilisez du chocolat en tablette, les tablettes ont un poids donné. 200g souvent, partez de cette base pour calculer ce qu’il vous faut.

Vous pouvez par exemple compter le nombre de carrés. Puis le poids de la tablette divisé par le nombre de carré vous donne le poids de chaque carré. Il ne vous reste plus qu’à diviser ce dont vous avez besoin par le poids d’un carré pour connaître le nombre de carrés.

Ex : une tablette de 200g a 24 carrés, cela donne 200/24=8,33g par carré.
Si il vous faut 160g de chocolat dans votre recette, 160/8,33=19,2 carrés. Vous pouvez arrondir à 19 ou même à 20 si vous être très gourmand.

Voici un petit tableau qui peut vous être utile pour vos calculs, n’hésitez pas à l’utiliser à bon escient grâce à ce lien :Tableau de calcul de quantité de chocolat, dans l’onglet Quantité de chocolat. Il ne vous reste qu’à remplir les cases vertes avec vos données.

Si vous utilisez du chocolat Caco Barry, comptez un pistole = 1g. Bon courage pour compter des centaines de pistoles.

Si vous utilisez du chocolat Valrhona, comptez une pistole =3g. Il ne vous restera qu’à diviser le poids nécessaire pour la recette par 3 pour obtenir le nombre de pistoles nécessaire. Vous pouvez vous aider du tableur précédent, il y a un tableau spécialement pour le chocolat en pistoles.


Si vous avez un verre doseur

C’est déjà une très bonne nouvelle ! Il y a souvent des graduations pour plusieurs éléments. Les plus courants ont des graduations pour les liquides, le sucre, la farine. On ne va ici utiliser que les graduations du liquide. J’ai considéré uniquement la graduation du 1/4L = 25cL = 250 mL. Donc si vous remplissez votre verre doseur de l’ingrédient en question jusqu’à 25cL, vous obtiendrez les correspondances suivantes :

Farine : 25cL = 140g

Poudre d’amandes : 25cL = 120g

Sucre : 25cL = 240g

Sucre glace : 25cL = 160g

Sucre cassonade : 25cL = 250g


Si vous avez une tasse de taille standard

Une tasse de taille standard contient 25cL d’eau. Attention, en général il ne faut pas la remplir à ras bord pour obtenir les 25cL. Si vous avez un moyen de vérifier sa contenance c’est mieux, sinon voici une photo qui montre jusqu’où je remplis ma tasse pour avoir 25cL d’eau.

C’est donc jusqu’à ce point que je vais remplir de mes ingrédients pour les peser. Les correspondances sont donc les mêmes qu’avec le verre doseur puisque j’utilise le même volume.

Farine : 1 tasse = 140g

Poudre d’amandes : 1 tasse = 120g

Sucre : 1 tasse = 240g

Sucre glace : 1 tasse = 160g

Sucre cassonade : 1 tasse = 250g


Si vous avez des cups américaines

Liquide : 1cup = 220g

Sucre : 1cup = 200g

Huile : 1cup = 160g

Farine : 1 cup = 130g

Poudre d’amandes : 1 cup = 100g

Sucre glace : 1 cup = 140g

Sucre cassonade : 1 cup = 210g


Si vous avez une cuillère à soupe

Il est un peu plus difficile de peser avec une cuillère à soupe parce que la quantité qu’on y met varie beaucoup. Pour faire les correspondances j’ai pris des cuillères à soupe bien bombées.

Farine : 1 càs = 20g à 25g

Poudre d’amandes : 1 càs = 10g à 15g

Sucre : 1 càs = 21g

Sucre glace : 1 càs = 23g

Sucre cassonade : 1 càs = 22g

Maïzena : 1 càs = 20g à 25g


Tableau récapitulatif

Récipient de 25cL

Cuillère à  soupe

Cup américaine

Poudre d’amandes 120g 10g à 15g 100g
Farine 140g 20g à 25g 130g
Sucre 240g 21g 200g
Sucre glace 160g 23g 140g
Cassonade 250g 22g 210g
Maïzena 20 à 25g
Liquide 220g

 


Tableur de calcul

C’est bien beau de savoir qu’une cuillère à soupe de sucre cassonade pèse 22g mais comment je fais moi si j’ai 180g de sucre à mettre dans ma recette ? Pas de panique, il suffit de remplir la tableau suivant et il vous donnera exactement le nombre de cuillères ou de tasse à mettre dans votre recette. Suivez ce lien : Tableau de calcul de quantités, dans l’onglet Correspondance de quantités, et remplissez les cases vertes.


Attention néanmoins, les quantités des recettes ne vont pas toujours correspondre à des nombres de tasses ou de cuillères parfaits. Il vous arrivera de devoir mettre une demi-tasse ou un tiers de tasse. Votre oeil et votre bon sens seront les meilleurs juges. De toute façon, ces correspondances ne sont déjà pas des plus précises, vous n’êtes plus à 10g près avec cette méthode. Si vous voulez faire des recettes plus technique et être plus précis, il vous faudra absolument une balance. Mais en attendant, j’espère que cet article vous dépannera bien !

Have fun 😉

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Etaler et foncer une pâte à tarte

étaler et foncer une pâte à tarte

Qu’elle soit sablée, brisée ou feuilletée voilà mes conseils pour une tarte avec une belle pâte.

Pour un plat à tarte d’environ 6 personnes ou pour un cercle de 20cm de diamètre, 250g de pâtes devraient suffir.

Prenez votre recette de pâte à tarte habituelle (Si vous n’en avez pas, voici mes recettes de pâtes sablée, sucrée et feuilletée).


Technique 1 : Le moule à tarte classique.

  1. Mettez la pâte au frais au moins 15 minutes avant de la travailler. Elle sera moins collante car le beurre aura commencé à figer mais pas trop dur pour qu’elle soit facile à travailler. 
  2. Aplatissez-la grossièrement entre deux feuilles de papier cuisson.
  3. Avec un rouleau à pâtisserie commencez à aplatir doucement en poussant le rouleau devant vous.
  4. Tournez la pâte d’un huitième de tour (la moitié d’un quart) puis poussez aplatissez de nouveau en poussant le rouleau.
  5. Recommencez et procédez ainsi jusqu’à ce que la pâte atteigne une épaisseur de quelques 2-3 milimètres (ou le diamètre souhaité).
  6. Décollez délicatement la feuille de papier cuisson supérieure et mettez la pâte dans votre moule en conservant la feuille du dessous. 
  7. J’utilise ensuite des ciseaux (propres et dédiés à la cuisine) pour enlever le superflus en découpant la feuille de papier cuisson qui dépasse du moule. 
  8. Placez votre pâte 30min au frais avant de l’enfourner pour qu’elle fige et éviter qu’elle ne retombe à la cuisson.

Technique 2 : Le fonçage classique dans un cercle.

  1. Mettez la pâte au frais au moins 15 minutes avant de la travailler. Elle sera moins collante car le beurre aura commencé à figer mais pas trop dur pour qu’elle soit facile à travailler. 
  2. Aplatissez-la grossièrement entre deux feuilles de papier cuisson ou sur un plan de travail fariné jusqu’à ce qu’elle atteigne une épaisseur de quelques 2-3 millimètres (ou le diamètre souhaité). 
  3. Préparez votre cercle en le beurrant. 
  4. Piquez la pâte.
  5. Enroulez la pâte délicatement autour du rouleau.
  6. Placez-la dans votre cercle.
  7. Plaquez les bords en vous aidant de votre pouce pour créer un angle droit.
  8. Passez votre rouleau sur votre cercle pour vous débarrasser de l’excédent de pâte qui gène.
  9. Remontez les bords pour qu’ils soient uniformes.
  10. Enlevez l’excédent de pâte avec un couteau pour obtenir des bords nets.
  11. Placez ensuite votre pâte 30 minutes au frais avant de l’enfourner pour qu’elle fige et éviter qu’elle ne retombe à la cuisson.

Technique 2 : Le fonçage en bandes dans un cercle.

  1. Mettez la au frais au moins 15 minutes avant de la travailler. Elle sera moins collante car le beurre aura commencé à figer mais pas trop dur pour qu’elle soit facile à travailler. 
  2. Aplatissez-la grossièrement entre deux feuilles de papier cuisson ou sur un plan de travail fariné.
  3. Décollez délicatement la feuille de papier cuisson du dessus si vous en avez utilisé une. Avec le cercle détaillez au couteau le superflus.
  4. Avec le superflus, faites un boudin aussi long que le contour de votre cercle. 
  5. Aplatissez ce boudin pour obtenir un rectangle d’environ 3cm de largeur. 
  6. Déposez délicatement la bande sur les parois du cercle beurré au préalable en soudant avec le disque déjà réalisé. Si la jonction est mal réalisée, la pâte peut se désolidariser en cuisson et il y aura des trous dans votre tarte.
  7. Enlever l’excédent de pâte avec un couteau pour obtenir des bords nets.
  8. Placez ensuite votre pâte 30 minutes au frais avant de l’enfourner pour qu’elle fige et éviter qu’elle ne retombe à la cuisson.

Have fun 🙂

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6 astuces pour réduire ses déchets plastiques en cuisine

évier, vaisselle sans déchets

J’ai pris conscience du fléaux que représente les emballages plastiques au détour d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Cette vidéo montrait comment les emballages plastiques finissent dans les océans et détruisent la faune et la flore marine. Depuis cette prise de conscience j’ai décidé de reprendre en main mon mode de consommation. Je ne suis pas parfaite en terme d’écologie, loin de là. Mais je voulais partager mes petites astuces qui permettent de réduire ses déchets plastiques en cuisine.

Astuce 1 : Changer mes habitudes de courses progressivement.

Après cette prise de conscience, j’ai commencé par cibler mes courses alimentaires car c’est l’habitude qui me semblait le plus simple à changer. Mais c’était aussi la plus grosse source de déchets plastiques. J’ai commencé par réduire les déchets non recyclables. En faisant mes courses classiquement au supermarché, je me suis forcée à ne prendre que des produits dont l’emballage mentionnait qu’il était recyclable. Je me suis vite rendue compte qu’il me manquerait tout ce qui est viande, fromage, fruits et légumes. 

Le fait est qu’à ce moment je vivais dans une grande ville à quelques mètres d’un marché quotidien. C’était bien pratique, d’autant plus que les horaires collaient parfaitement avec mon travail. La transition s’est donc faite en douceur. Je suis allée voir les marchands en leur demandant s’ils acceptaient que je ramène mes propres contenants pour éviter les emballages.

Certains n’ont pas du tout été surpris et ont tout de suite accepté. D’autre n’ont pas vraiment compris, ni la demande, ni l’intention. Pour la petite histoire, un fromager a mis un morceau de fromage dans un emballage plastique puis dans ma boîte. Quand je lui ai fait remarqué que ce n’était pas le but, il m’a alors fait un discours sur le fait que l’emballage était adapté pour conserver les meilleures propriétés du fromage. Après une discussion houleuse, j’ai complètement tourné le dos à ce commerçant qui n’a pas compris ma démarche.

Astuce 2 : Mes courses spécifiques pour la pâtisserie.

Après plusieurs mois à fonctionner ainsi, j’ai commencé à pousser le sujet un peu plus loin. Désormais je fais le maximum de mes courses en vrac. Alors c’est vrai, c’est plus simple quand on habite une grande ville. On a souvent des magasins de vrac pas loin de chez nous. Mais dans la suite de l’article, il y a des astuces que tout le monde peut mettre en place, quelle que soit ses habitudes de courses. Pour en revenir à mes courses, je trouve de la farine, du sucre, du sel, de la levure, bref tout ce qu’il me faut pour la pâtisserie ! Et pas forcément plus cher qu’en grande surface classique. Toujours dans l’optique de réduire mes déchets, je préfère utiliser des sacs en tissus pour les courses en vrac. Lorsque je suis amenée à utiliser des sachets en papier, j’essaie de les conserver pour les réutiliser au maximum.

Si vous n’avez pas de possibilité de faire des courses en vrac, vous pouvez toujours privilégier les emballages recyclables et surtout les fournisseurs locaux. Aussi bien pour les fruits et légumes que pour les matières sèches. Je préfère, par exemple, utiliser du sucre blanc et de la vergeoise qui sont issus de la betterave que nous cultivons en France. La cassonade quant à elle provient de la canne à sucre, cultivée à l’autre bout du monde. Mon but premier à moi était de réduire les déchets plastiques qui finissent dans l’océan. Mais les combats sont nombreux et terme d’écologie et de consommation responsable.

Astuce 3 : Pour la vaisselle.

Les éponges

En voilà un sujet que tout le monde peut mettre en pratique, en ville ou à la campagne, quelles que soient nos habitudes de courses. Combien d’éponges utilisez-vous par mois ? Et de papier absorbant (aka Sopalin) ? Les éponges synthétiques sont faites de plastique et de produits chimiques, elles sont loin d’être biodégradables. De plus, tout ça est encore emballé de plastique … Mais pas de panique j’ai ici des solutions à vous proposer.

J’ai bien sûr entendu parler du Tawashi, cette fameuse éponge japonaise que l’on peut fabriquer soi-même avec de vieux collants. Mais je ne suis pas une adepte de cette solution. J’ai, pour ma part, choisi des éponges lavables dont la forme et la texture rappellent vraiment les éponges classiques. Je trouve que ça facilite la transition. Les miennes viennent de Les trucs de Laura. J’en ai plusieurs, et je les lave à la machine à tour de rôle. En plus d’être pratique elles sont très mignonnes. Pour ceux dont l’effet grattant n’est pas suffisant, il existe des brosses avec des manches en bois dont on renouvelle que la tête et qui est biodégradable. Ces brosses sont moins pratiques pour laver les petites choses. C’est bien de combiner les éponges et la brosse.

Et le Sopalin

En plus des éponges, j’utilise des petits carrés en microfibre pour remplacer le sopalin. Il y en a aussi sur le site Les trucs de Laura. J’ai trouvé les miens dans un magasin spécialisé dans les accessoires “0 déchet” à Paris. La microfibre absorbe hyper bien, même parfois mieux que du Sopalin classique. Ils peuvent servir pour nettoyer le plan de travail, les plaques de cuisson, l’évier quand on met de l’eau partout, dès qu’on renverse un verre ou autre. Je vous conseille d’en avoir une dizaine quand même à disposition. Je les rince à chaque utilisation, et je les lave en machine de temps en temps avec les éponges à 60° pour bien éliminer les bactéries.

Astuce 4 : Stop aux packs d’eau.

Après avoir été élevée aux packs d’eau, c’est devenue, pour moi, impensable d’en acheter. Déjà c’est trop lourd ! Et ensuite c’est beaucoup trop de plastique pour quelque chose qui coule dans nos robinet. Pas de panique, sauf incident exceptionnel, toute l’eau qui arrive chez nous est comestible et sans danger pour notre santé. Ce qui peut bloquer certaines personne est le goût, et ça je peux comprendre. Mais pour ça j’ai plusieurs solutions qui sont assez bluffantes. Vous n’aurez plus aucune excuse pour boire l’eau du robine et ainsi réduire vos déchets plastiques.

J’ai d’abord testé testé le charbon de chez Kyuke. C’est un charbon qu’on laisse dans notre carafe pendant 8h et qui purifie l’eau. J’ai vu un résultat vraiment remarquable. L’eau sortant du robinet était trouble et après 8h, aussi transparente que de l’eau en bouteille ! Rien à voir ! Alors j’avoue que j’y ai d’abord trouvé un goût particulier. Mais en fait on s’habitue super vite et il s’avère que le goût particulier était plutôt celui de l’eau non filtrée que je buvais avant et auquel j’étais habitué. Le problème de ces charbons est qu’ils ne sont efficaces que 6 mois. Ca m’a un peu dérangé de devoir le changer 2 fois par an.

J’ai alors changé de manière de filtrer l’eau. J’utilise aujourd’hui des billes de céramique que l’on peut trouver chez Les verts moutons par exemple. Elles sont peut-être un peu moins efficaces que le charbon mais ont l’avantage d’être utilisable à vie. En plus, elles sont efficaces au bout de 30 minutes, contre 8h pour le charbon. Je suis totalement conquise par ces petites billes que je laisse dans ma carafe et dont je ne me soucie plus du tout au quotidien.

Astuce 5 : Fini le papier cuisson.

Cette dernière astuce est un peu la cerise sur le gâteau. Pas forcément la première étape à appliquer mais celle qui m’a vraiment facilité la vie quand j’ai commencé à faire beaucoup de pâtisserie.

J’ai remplacé le papier cuisson par des tapis en silicone réutilisables de chez Déco Relief. J’en ai plusieurs et du coup je ne suis plus jamais à court de papier cuisson. Il n’y avait rien de plus frustrant que de commencer une pâte à gâteau et se rendre contre qu’on n’a plus de papier cuisson pour l’enfourner. Les tapis en silicone supportent toutes les températures des fours classiques, sont anti adhérents et surtout lavables à l’infini. On peut les découper pour les adapter à la taille de nos plaques de cuisson. Il est aussi possible de les découper à la forme de nos moules pour les disposer dans le fond et tout autour. C’est ma prochaine étape, je vais faire ça pour mes cercles à entremet, moules à manquer et moules à cakes.

 

Je sais qu’il reste des choses à mettre en place pour réduire ses déchets comme le papier en cire d’abeille pour envelopper les aliments au lieu de film alimentaire. Mais je vous ai parlé ici que des choses que j’avais testées et validées sur le long terme. Je vous laisse me dire en commentaire quels sont les gestes que vous avez mis en place, quelles sont vos astuces au quotidien, ou même si cette démarche ne vous parle pas du tout. Je suis ouverte au débat tant qu’il se fait dans la bienveillance et dans le respect.

Have fun 🙂

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Faire ses décors de bûche de Noël maison

décors en chocolat maison

Quand je me suis mise à la pâtisserie, j’ai rapidement fait les desserts pour les anniversaires ou les fêtes de famille tout au long de l’année. Mais pour Noël c’était une autre histoire, le dessert c’est sacré, pas question de prendre le moindre risque ! Alors on a longtemps mangé les bûches de notre pâtisserie de village. Et une année j’ai réussi à négocier à faire une bûche, une seule pour tester et si c’était réussi, je serais embauchée pour les années d’après. Trop de pression sur mes épaules ! 🙂 Je ne vous cache pas que ça n’a pas été ma plus grande réussite mais elle tenait debout, elle était mangeable et j’avais mis le paquet sur les décors et ça a fait mouche. 

Me voilà 3 ans après, à vous donner des conseils pour faire vos décors de bûche vous-même tout en réfléchissant aux desserts du réveillon. Je crois que me laisser faire les desserts de Noël est la plus grande marque de confiance de ma mère 😀

Vous pouvez retrouver toutes mes recettes de Noël ici !


Je vais donc vous présenter deux types de décors.

Technique 1 : Les décors en meringue.

Faites une meringue française en fouettant vivement deux blancs d’oeufs, le même poids en sucre en poudre et le même poids en sucre glace. Je vous renvoie vers ma recette de meringue française pour plus de détails ! Avec cette meringue on va faire des bonshommes de neige et des sapins. Pour cela, mettez votre meringue dans une poche à douille munie d’une douille lisse. Plus le diamètre est gros, plus les décors seront gros.

Pour les bonshommes de neige, pochez deux boules l’une sur l’autre sans écraser celle du dessous pour faire le corps et la tête.

Après la cuisson, dessinez au feutre alimentaire les yeux, le nez, les boutons de la veste. Si vous n’avez pas de feutre alimentaire, vous pouvez utiliser un peu de chocolat fondu sur un cure-dent.

Pour les sapins, pochez des boules les unes sur les autres, de plus en plus petites, en les écrasants pour faire cet effet de couches successives.

Vous pouvez décorer vos sapins avec des billes en sucre de différentes couleurs avant la cuisson.

Technique 2 : Les décors en chocolat.

Les décors en chocolat paraissent plus techniques mais une fois que vous aurez acquis la technique du cornet, vous pourrez faire tellement de choses ! J’en ai déjà parlé dans plusieurs recettes et je me suis beaucoup entraîné à cette technique terrifiante pour passer le CAP. Maintenant je m’éclate avec et j’en fait à la moindre occasion.

Pour préparer un cornet, découpez un rectangle dans le coin de votre feuille de papier cuisson. Un de deux côtés de l’angle droit doit être plus long que l’autre, à peu près le double. Disposez le triangle devant vous, l’angle droit à votre droite et la pointe la plus petite le plus loin de vous.

Ramenez la pointe la plus petite vers l’angle droit comme sur la photo.

Tenez la pointe du cornet et enroulez la grande pointe autour de celui-ci.

Rabattez la grande pointe vers l’intérieur pour faire tenir le cornet. Faites bien attention à ce que le cornet soit bien serré pour qu’il ne s’ouvre pas après.

Remplissez le cornet à la moitié de chocolat fondu et repliez le haut plusieurs fois pour qu’il soit hermétique.

Coupez la pointe selon l’épaisseur que vous voulez donner à votre trait d’écriture. Pour les décors à faire tenir debout, je vous conseille un trait assez épais pour pouvoir le faire tenir sans qu’il se casse.

Avec votre cornet vous pouvez ainsi faire toutes les formes que vous voulez, et même écrire ce que vous voulez sur vos entremets.

Une autre technique consiste à étaler une plaque de chocolat et découper les formes souhaitées grâce à des emporte-pièces. Vous pouvez soi laisser figer le chocolat avec l’emporte-pièce coincé dedans, soi découper le chocolat avant qu’il ne soit totalement figé et le laisser figer ensuite.

Have fun 🙂

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CAP Pâtissier en candidat libre – Les épreuves

épreuves CAP en candidat libre

Si vous n’avez pas suivi mes aventures pour préparer le CAP pâtissier en candidat libre, je vous invite à lire mon article CAP Pâtissier en candidat libre – La préparation. Dans ce nouvel article, je vous raconte la dernière ligne droite, les épreuves, mon ressenti et surtout je vous dévoile le résultat !

Les dernières révisions

1 mois et demi avant mon passage j’ai reçu ma convocation, et là je savais que je ne pouvais plus faire marche arrière mais surtout qu’il fallait mettre les bouchées doubles pour les révisions. Mes dates de passage étaient étalées sur deux semaines. J’ai alors posé des congés pour me reposer et réviser tranquillement. J’ai commencé par me reposer un peu trop et prendre beaucoup de retard sur mes révisions des écrits. Au final en faisant les annales des années précédentes je me suis rassurée et je me dis que ça va le faire.

Je pensais mettre les bouchées doubles sur la pratique et refaire un max d’entraînements en une semaine. Mais j’ai préféré dormir et ne pas m’épuiser physiquement et mentalement en ratant des préparations. J’ai refait les indispensables, ceux que je n’avais jamais vraiment fait et tout c’est bien passé alors je me suis arrêtée là. Puis un peu d’ordonnancement sur les sujets des années passées pour m’entraîner. Et enfin, j’ai repris les fiches techniques de sujets un peu compliqués pour réciter dans ma tête les étapes de fabrication. Cette technique est vraiment utile si on maîtrise les gestes mais qu’on a peur d’oublier comment réaliser les préparations. L’heure fatidique a sonné et c’est le moment de se lancer dans le bain des épreuves.

 

 

Les écrits

Vu que j’ai déjà un baccalauréat, je suis dispensée des matières générales. Il me reste donc à passer la PSE (Prévention, Santé et Environnement), l’EP1 (Approvisionnement et gestion des stockes dans l’environnement professionnel de la pâtisserie) et bien sûr la pratique.

La PSE est une épreuve d’une heure pendant laquelle nous avons un texte qui décrit une situation dangereuse. Puis des questions sont posées sur ce texte. Plusieurs des réponses sont déjà soulignées dans le texte. Il y a aussi quelques questions de cours mais c’est quand même beaucoup de bon sens. Au bout de 30 minutes j’avais fini, écrit des phrases digne d’une littéraire et relu 10 fois. L’épreuve EP1 dure 2h, c’est un peu plus théorique. Il y a trois parties distinctes et il faut tout de même maîtriser le cours pour répondre. Il n’y a aucun piège dans les questions et rien d’insurmontable quand on connaît le cours, ce qui n’était pas forcément mon cas.

 

 

 

Le jour J

Vient ensuite la fameuse épreuve de pratique. Cette épreuve c’est tout un mythe à elle seule. Durant les quelques mois de préparation, je me suis renseignée sur son déroulé. J’ai lu tout et son contraire. Mais au final je pense que chacun a sa propre expérience en fonction du lieu, du sujet et du jury. Personnellement j’avais pu visiter le laboratoire deux fois et rencontrer les profs avant l’épreuve.

Les locaux sont super, propres, fonctionnels, un vrai rêve. Les sessions sont spécialement pour les candidats libres, pas d’apprentis du lycée avec nous. Chaque candidat a un grand plan de travail en marbre avec dessus un robot, deux feux au gaz, une plonge et en dessous deux portes de froid positif et deux échelles. On a à disposition une cellule de refroidissement, une chambre de pousse, un four ventilé pré-réglé à 180°C et un four à sole pré-réglé à 200°C. Les matières premières sont regroupées au centre du labo pour que l’accès soit facilité pour tout le monde. Petit comble, j’ai le rouleau de papier à usage unique et la poubelle juste derrière moi.

 

 

 

Le sujet

J’arrive bien en avance et j’ai donc le temps de me changer, de m’installer tranquillement, sortir et ranger mon matériel, et d’échanger avec les profs présents sur le fonctionnement du matériel. On ouvre les sujets et c’est parti :

    • Un entremet framboise-chocolat (je ne suis pas fan de l’association mais c’est une ganache et pas une mousse, ouf !);
    • Une tarte noisette framboises (décidément ça en fait des framboises ! Une tarte garnie comme je le voulais, top !);
    • Des choux à la chantilly (c’est toujours mieux que les religieuses et au moins pas de fondant, génial !);
    • Des roulés pistache-chocolat (bon je n’en mangerai pas mais quel bonheur de ne pas tomber sur des croissants, je respire !).

Un début d’épreuve compliqué

30 minutes pour réaliser l’ordonnancement avec un sujet qui comporte une erreur. J’avais bien remarqué que c’était bizarre de cuire à blanc un fond de tarte qu’on allait garnir de crème de noisettes et de ne pas cuire cette dernière. Bref, bonne élève disciplinée que je suis je fais comme indiqué sur le sujet en me disant que j’en ferai certainement qu’à ma tête plus tard. Ils ramassent les ordonnancements et nous annoncent qu’il y a bien une erreur. Bon ça chamboule mon planning mais je devrais survivre.

Le début de l’épreuve est assez chaotique. Il est compliqué de prendre ses marques. Je commence par confondre la farine avec le sucre glace. Je m’en rend compte avant la fin des pesés donc je peux corriger facilement. Le candidat face à moi a à peu près le même âge mais gère très mal le stress. J’absorbe tout son stress et panique pour lui alors que les choses se passent relativement sans encombre pour moi. Je suis du genre à vouloir aider quelqu’un en difficulté. Le voir recommencer encore et encore sa pâte sucrée me fait de la peine. Il m’est difficile de me concentrer sur mes taches.  

Et une fin sur le fil

Au bout de 4h30 d’épreuve c’est enfin la pause. 30 minutes pour avaler un sandwich et se donner un coup de fouet. Je suis épuisée, j’ai mal au dos et aux pieds, j’ai l’impression que je ne vais jamais m’en sortir et que je suis beaucoup trop en retard. Je reprends mes esprits et je fonce au retour de la pause. Il me reste 2h pour cuire mes roulés, glacer et garnir mes choux, glacer et décorer mon entremet. Je bâcle la déco de l’entremet car il ne reste que 10 minutes. En plus je tremble comme une feuille devant un jury qui me fixe avec insistance.

Le gong sonne. C’est terminé.

On sort du labo pendant que le jury délibère et quand on y retourne pour nettoyer, tout a disparu. Ils nous disent qu’ils les vendent à la boutique annexe du lycée. Mais c’est peut-être parti à la poubelle vu qu’on est vendredi.

Bilan

Je suis plutôt fière d’avoir tenu bon et de ne pas avoir perdu mon sang froid. J’ai gardé le contrôle de moi-même malgré le stress et pour ça je suis très contente ! J’ai eu très mal aux pieds et d’énormes courbatures pendant deux jours. C’est quand même très physique.

Ce qui m’a fait tenir bon toute la journée : sans aucun doute le bon petit-déjeuner que j’ai pris 1h avant l’épreuve. Le sandwich que j’ai mangé pendant la pause aussi. Ça fait un bien fou de manger du salé à ce moment de l’épreuve parce que le sucré, même pas en rêve. Mes semelles orthopédiques et mes chaussures de sécurité de qualité. Même si j’ai eu très mal au pied, je pense que sans mes semelles je n’aurais pas pu finir l’épreuve.

Les jours qui suivent il se passe quoi ? Déjà en sortant de l’épreuve je ne réalise pas, c’était juste un jour parmi tant d’autres. Pour moi, passer la journée à pâtisser devrait être mon quotidien tellement j’aime ça. Le soir, je commence à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire le lendemain. Fini le programme de révisions alors je pâtisse quoi ? Je ne sais pas. Après un peu de repos, mon cerveau est en ébullition et repense à cette journée sans cesse. Je me réveille en sursaut la nuit en me disant “Mais non il ne fallait pas faire comme ça”. Plus le temps passe et plus je me dis que ça va être compliqué de l’avoir. Malheureusement je ne suis pas sûre d’avoir le courage de recommencer une année comme celle-là.

 

Le résultat

Le jour des résultats est très stressant, je refait le fil de ma journée sans cesse. Quelques heures avant l’annonce j’actualise déjà la page toutes les 15 minutes “au cas où les résultats tombent avant”. Pendant les 10 dernières minutes j’actualise toutes les 30 secondes. Impossible de me concentrer sur mon travail à ce moment. Le 9 juillet 2019 à 9h58, les résultats tombent et je suis admise. Quel soulagement ! Je dois dire que je ne suis pas peu fière d’avoir réalisé cela toute seule dans ma petite cuisine.

Mais tu vas en faire quoi de ce CAP ? Et bien pour le moment rien de bien concret mais j’ai plusieurs rêves dans la tête que j’aimerai accomplir. Ce qui est sûr c’est qu’un jour je vivrai de ma passion. Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour réaliser un rêve. Lancez-vous sans vous poser de questions et la suite suivra.

You can do it 🙂

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CAP Pâtissier en candidat libre – La préparation

préparation CAP en candidat libre

Un coup de folie

Tout a commencé vers le mois de juin 2018 quand @gabriellaboiteasucre_lmp6 (finaliste du meilleur pâtissier, saison 6) parle de son expérience du CAP pâtisserie en candidate libre sur Instagram. Au même moment je découvre pas mal de filles, toujours sur Instagram, qui se sont lancées dans l’aventure. A ce moment, je me suis dit “Et pourquoi pas moi ?” puis je me lance le défis de le passer en 2020. Arrive alors le mois d’octobre. Un soir après le travail, je vais sur le site de l’académie et en 3 clics j’étais inscrite pour 2019. Personne ne saura jamais ce qu’il s’est passé dans mon cerveau à ce moment-là, pas même moi. C’est donc le 31 octobre 2018 à 17h53 que tout a vraiment commencé.

L’inscription

Les démarches pour l’inscription sont relativement simples. Cela se passe en ligne sur le site de l’académie dont on dépend. Puis on reçoit un courrier nous demandant de fournir certains documents en quelques jours. De mémoire, il fallait une copie de la carte d’identité, du diplôme du bac et de la journée d’appel. J’ai tout renvoyé en recommandé avec accusé de réception. Non je n’ai pas tellement confiance en La Poste ni en l’administration. J’ai par la suite reçu par mail, une confirmation d’inscription ainsi que le nom de mon établissement. Puis, un long, très long moment plus tard, j’ai reçu ma convocation, une liste de matériel et les trois thèmes de décoration possible.

Mes supports de formation

Une fois la machine enclenchée, j’ai fait des recherches sur le programme, les choses à savoir faire et comment s’organiser. A ce moment, je pensais maîtriser à peu près tout le programme, sauf les viennoiseries et la brioche. J’ai commencé par m’orienter vers le livre de Michel et Augustin “Passe ton CAP Pâtissier avec Michel et Augustin” qui retrace très bien toutes les choses à savoir faire pour passer le CAP sereinement et qui a l’avantage d’être super ludique.

Ensuite, je ne me souviens pas d’où est venue cette idée mais j’ai cherché des groupes Facebook d’entraide. Après plusieurs essais, le seul qui me convenait réellement était celui de Fernando Maria. Fernando est prof pour la formation dispensée par Michel et Augustin, et dispose de sa propre formation. Son groupe Facebook est vraiment vivant et bienveillant. Tout le monde est disponible pour répondre aux questions et remonter le moral de ceux qui ont des moments de faiblesse. Enfin, j’ai complété tout ça avec l’e-book de pâtissier-libre qui est super complet et dont le rapport qualité/prix est au top.

Le début des entraînements

J’ai réellement commencé les entraînements pratiques début/mi Novembre en prenant en cours de route le programme de Fernando Maria. C’était assez chargé avec 4 entraînements par semaine que je faisais le soir après le travail. Le programme est assez bien fait, la cadence augmente progressivement si on le suit dès le début. Il permet de se tester sur tous les points du programme du CAP dès les premiers entraînements. On peut ainsi éviter de perdre du temps sur les choses que l’on maîtrise mieux.

Le week-end je travaillais un peu la théorie, sans avancer très vite. A ce moment, j’avais pris pas mal d’avance sur le blog. J’arrivais plutôt bien à concilier travail, blog et entraînements pour le plus grand bonheur de mes collègues et de mes proches.

Et le début des galères

Mais cela se complique au mois de janvier, les doutes commencent à s’installer. J’ai de moins en moins de temps pour réviser. Je fatigue et surtout j’ai l’impression de régresser. Ce petit passage à vide me fait envisager l’idée d’abandonner et de recommencer pour 2020. je ne me sens pas prête du tout. C’est là que l’entourage et le groupe Facebook sont indispensables, un soutiens sans failles qui permet de reprendre ses esprits.

En faisant le point sur ce que j’ai acquis, je me rends compte que la pâte à choux est vraiment une bête noire. Je n’arriverai pas à la dompter seule. Je décide de participer à un atelier de 3h sur ce thème chez Le Chef en Box qui vient tout juste d’ouvrir son atelier. C’était vraiment génial, Anaïs et Anthony sont de très bon profs. Ils ont su s’adapter à mon cas et me guider au mieux. Je ne pouvais pas rêver mieux et reprends alors confiance.

Je reprends confiance

Je me fais un programme d’entraînements plus léger et fais également appel à un pâtissier de ma famille. Il me montre les derniers détails comme les viennoiseries et la pâte brisée que je ne maîtrise pas encore à 100%. La convocation tombe enfin, il n’est plus possible de reculer. J’enchaîne les victoires dans mes entraînements, je ne loupe plus la pâte à choux, mes viennoiseries sont feuilletées et j’arrive à travailler la pâte brisée correctement.

Le budget

 

Mais alors, tous ces entraînements ça coûte cher non ? Oh que oui ! Un sacré budget ! L’inscription à l’examen est gratuite mais il faut prévoir un budget matériel pour s’équiper correctement, plus professionnellement, un budget matières premières et un budget formation. Pour le matériel, j’avais la chance d’avoir déjà un robot qui fonctionnait très très bien. Mon mini-four de l’époque, récupéré de ma grand-mère, n’était pas du tout suffisant. Donc je me suis faite offrir un four pour mon anniversaire (si vous avez lu mon article sur le matériel de pâtisserie vous savez que j’adore la technique de l’anniversaire pour s’équiper sans dépenser).

Ensuite pour l’achat de tout le petit matériel, mallette de transport (50€) et tenue (100€) comprise, je pense m’en être sortie pour un total de 500€. Au niveau formation j’ai dépensé environ 170€. La plus grosse dépense est certainement celle des matières premières. Le plus cher, ce sont les œufs, j’en utilisais entre 8 et 18 par semaine. En tout, la matière première de supermarché (œuf, lait, farine, sucre, …) me revenait à 120€ par mois. A cela, il faut ajouter la matière première spécifique (chocolat, fondant, glucose, …) qui m’est revenu à environ 250€. Au total, sur 7 mois, toutes dépenses confondues, j’ai dépensé plus de 1700€.

Une astuce bien utile

Pour tenter de rentabiliser un peu toutes ces dépenses et surtout éviter l’overdose de sucre ou la prise de poids excessive; il m’arrivait régulièrement de revendre mes productions au prix d’achat des matières premières. Ce qui donnait environ 8€ pour un entremet, 6€ pour une tarte, 1€ la pièce de pâte à choux et 35cts la viennoiserie. Ces prix peuvent vous paraître très faibles mais il ne prennent pas en compte le temps de fabrication, le salaire du pâtissier ou d’autres charges dues au local. Pour cela, il faudrait multiplier par 3 les prix annoncés.

A suivre 🙂

Et pour savoir comment s’est terminée cette aventure, rendez-vous sur le deuxième article : CAP Pâtissier en candidat libre – Les épreuves.